Co.Vis.Deo dimanche

Pendant le temps du confinement, nous vous proposerons « Co.Vis.Deo dimanche », un temps de réflexion et de prière. Co pour communion, communauté, Église. Vis comme vivre ou voirDeo parce que le confinement ne doit pas nous empêcher de vivre notre vie chrétienne en communion avec Jésus, avec le Père et avec le Saint Esprit. Comme son nom l’indique, cela vous sera proposé le dimanche, parce que le dimanche c’est le jour du Seigneur et il est bon de prendre un temps avec Lui. N’oublions pas la dimension verticale de nos vies, celle qui nous relie avec notre Créateur.

Au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit

Évangile Marc (13, 33-37)

« Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison »

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ; s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »

 

29 novembre 2020 – 1er dimanche de l'Avent

Commentaire d’évangile « Je le dis à tous : Veillez ! » Marc 13, 37

Chers frères et sœurs, chers amis,

Permettez – moi  de vous souhaiter une bonne, sainte et nouvelle année liturgique.  En effet, pour nous chrétiens, l’année commence toujours avec le temps de l’Avent qui est un temps d’espérance, un temps de l’attente d’un nouveau jour, des cieux nouveaux et d’une terre nouvelle.

Et pour bien entrer dans cette nouvelle ère, les textes de ce dimanche nous invitent à une profonde et humble supplication pour que le jour du salut vienne sans tarder : « C’est toi, Seigneur, notre père ; notre rédempteur depuis toujours  (…) Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ?  Reviens, à cause de tes serviteurs, des tribus de ton héritage. Ah ! Si tu déchirais les cieux, si tu descendais, les montagnes seraient ébranlées devant ta face ».  Ces paroles de la première lecture, tirées du prophète Isaïe, nous plongent dans une sorte de prière, c’est-à-dire dans le cœur à cœur du Fils avec le Père. Dans une attitude de reconnaissance et de gratitude, le Fils est tourné vers le Père en invoquant humblement sa venue pour qu’il vienne établir son règne de paix, de justice et d’amour sur la terre. Ce nouveau royaume sera inauguré par le Fils de Dieu qui vient nous sauver et qui veut faire de nous des fils et des filles de son Père qui est notre père dans l’amour de l’Esprit-Saint. Le fils unique de Dieu, le Christ, prendra sur la croix tous nos péchés pour nous réconcilier avec son père et par sa mort et sa résurrection, il inaugurera une alliance nouvelle et éternelle : « Tu viens rencontrer celui qui pratique avec joie la justice, qui se souvient de toi en suivant tes chemins. Tu étais irrité, mais nous avons encore péché, et nous nous sommes égarés (…) mais maintenant, Seigneur, c’est toi notre père ».

Chers amis, le temps de l’Avent est non seulement un temps de prière intense pour hâter la venue de notre sauveur mais surtout un temps d’action de grâces pour toutes les merveilles que notre Dieu n’a jamais cessé de manifester à son humanité à travers de multiples alliances établies avec nos pères ; depuis notre père Abraham jusqu’à la Vierge Marie. Cette action de grâces trouvera son point culminant dans le Magnificat chanté par la mère du sauveur après l’annonce faite par l’ange Gabriel  l’envoyé de Dieu. Et le Verbe de Dieu viendra prendre chair au sein d’une vierge et à sa naissance, toutes les nations viendront se prosterner devant lui. C’est ce que saint Paul exprime même dans la deuxième lecture de ce jour : « Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ; en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu (…) ainsi aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus-Christ ». Autrement dit, nous comprenons que le temps de l’Avent est un temps de conversion profonde qui nécessite un changement radical de vie pour que le jour du Seigneur ne nous surprenne pas comme un voleur et que nous puissions voir sa gloire se révéler : « Ce que tu as caché aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits ».

Pour cela, il nous faut veiller dans l’écoute de la parole de Dieu et surtout prier nuit et jour pour que l’ennemi, le péché, le mal qui peut-être tapi dans l’ombre soit démasqué et vaincu. Par ailleurs, ces jours de terribles épreuves que nous traversons aussi  bien dans notre pays qu’à travers le monde nous montrent bien que le diviseur, Satan l’auteur du mal, l’ennemi du genre humain n’est jamais loin ; comme un lion, il rugit autour de la bergerie du Seigneur, cherchant qui égorger. Voilà pourquoi dans l’Evangile notre Seigneur nous exhorte de prendre garde, de rester éveillés et de veiller avec lui et en lui, en tous temps et en tous lieux pour gagner le combat de la lumière « prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment (…) Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison le soir ou à minuit, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis. Ce que je vous dis à tous : Veillez ! ». « Peuple qui marche dans la longue nuit, le jour va bientôt se lever, peuple qui cherche le chemin de vie, Dieu lui-même vient te sauver ». Ce refrain d’un chant du temps de l’Avent que nous connaissons bien est réconfortant et encourageant. Quelle joie d’apercevoir l’aube nouvelle poindre à l’horizon de nos vies parfois endormies et embrumées par nos nombreux soucis, endeuillées à cause de cette pandémie (COVID), engluées dans les peurs suscitées par de nombreuses crises économique, sociale, religieuse et politique. Ainsi nous pourrons chanter le coeur rempli d’espérance et de joie avec le psalmiste de ce jour : « Berger d’Israël, écoute, resplendis au-dessus des kéroubim ! Réveille ta vaillance et viens nous sauver ». AMEN.

Prière universelle

Prions pour que l’Église fasse entendre l’Évangile et appelle à retrouver le vrai sens de Noël dans ce monde souvent bien loin du dessein de Dieu.
Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi.
Prions pour toutes les personnes qui souffrent des conséquences de la Covid 19 : décès, fatigues, dépressions, chômage, fragilité des commerces, risque de fermeture d'entreprises. Que le Seigneur leur donne la force de surmonter ces épreuves.
Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi.
Prions pour que notre relation personnelle à Jésus-Christ soit nourrie de la Parole de Dieu et par une vie de prière.
Entends nos prières, entends nos voix ; entends nos prières monter vers toi.

Notre Père

Unis dans le même Esprit Saint, pleins de confiance,
nous nous tournons vers Dieu notre Père et nous lui disons :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal. Amen.

Accorde-nous, Seigneur,
de trouver notre joie dans notre fidélité :
car c'est un bonheur durable et profond
de servir constamment le créateur de tout bien.

 

Chant à Marie
Je te salue Marie comblée de grâce,
Le Seigneur est avec toi,
Tu es bénie Marie entre toutes les femmes,
Et Jésus, le fruit de tes entrailles est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Oh prie pour nous, pauvres pécheurs,
Dès maintenant
et jusqu'à l'heure de notre mort.
AMEN.
 .....
(Ave Maria - Glorious)

Au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit

Aujourd’hui, dernier jour de l’année liturgique, nous célébrons le Christ Roi de l’univers. C’est un jour important, car il couronne toute notre réflexion de l’année sur la Parole de Jésus que nous avons entendue les dimanches, voire peut-être plus si nous avons été à la messe en semaine ou que nous ayons aussi ouvert l’Évangile dans notre maison.
En ce jour du couronnement de notre Seigneur Jésus, la liturgie de la parole nous offre cette parabole riche de promesses.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.  Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;     j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
Alors les justes lui répondront :   ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’  Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi :  ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’ Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

22 novembre 2020 – Fête du Christ, Roi de l'Univers

Commentaire d’évangile 

Cette parabole s’intitule « la parabole du jugement dernier » à cause de ce qui l’introduit : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : » Cette fresque de Saint Matthieu au chapitre 25 a été reprise par bien des artistes notamment sur les tympans de nos cathédrales, avec souvent comme instrument d’illustration de la justice : la balance. Cependant il ne faut pas se tromper sur le sens de cette parabole qui pourrait nous faire croire qu’il n’y a que deux sortes de personnes : les brebis d’un côté et les boucs de l’autre, autrement dit, d’un côté le bon et de l’autre les méchants. Ce récit pourrait engendrer en nous la peur de nous retrouver du côté des maudits de la parabole. Mais la peur n’a jamais fait rentrer personne dans la dynamique de l’amour. On dit souvent le proverbe que « la peur est le commencement de la sagesse ! » Peut-être et encore, ce n’est même pas sûr. En tout cas, la peur n’a jamais engendré l’amour chez personne. Si Jésus nous dépeint le jugement, de manière un peu caricaturale, comme le sont toutes les paraboles ; c’est peut-être pour nous inviter à réfléchir sur l’enjeu que représente la « vie éternelle » et peut-être aussi pour nous donner un peu la nostalgie du ciel. Si Jésus nous parle de demain (le retour du Fils de l’homme) c’est pour orienter notre vie sur « l’aujourd’hui » ; Il nous révèle en effet la valeur, la profondeur inouïes de chaque geste d’attention, de service, de bonté à l’égard « d’un de ces petits qui sont ses frères ». (Mt 25, 40) Ce texte nous invite à réaliser que la vie éternelle est déjà commencée, aujourd’hui et qu’elle se construit dans les plus petits gestes et événements que nous vivons avec nos frères les hommes. Il n’est pas question d’attendre la fin du monde ou notre mort pour rencontrer Dieu dans le plus petit, le plus pauvre, le plus repoussant de nos frères. C’est aujourd’hui à travers le moindre de nos actes, que se tisse, de manière décisive, la vérité de notre rencontre avec le Christ vainqueur de la mort. Il ne faut pas croire, non plus, que je peux acheter le ciel par des actes de charité envers les pauvres, par exemple si je donne une pièce à un pauvre que je croise en me disant que je me prépare une place au paradis, car à ce moment, ce n’est pas le Christ que je croise, mais moi-même, je me contemple en train de faire le bien. « Quand tu fais l’aumône, » disait Jésus « que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche. » Être vraiment Chrétien, c’est une attention de chaque instant envers ceux que je rencontre dans ma journée, que ce soit ma famille, mes voisins, le pauvre et le malheureux que je croise dans la rue ou à la sortie du supermarché. Aimons nos frères comme Jésus nous a aimé. Aimons simplement sans nous poser de questions, aimons avec générosité et laissons le Christ qui nous habite agir en nous et à travers nous. Alors nos gestes simples et gratuits deviendront, à notre insu des instants, où le Ciel, l’éternité de Dieu sera présente sur la terre. Amen.

Prière universelle

Prions avec toute l’Église en ce tout dernier dimanche de l’année liturgique, et confions tout ce qui se passe dans nos sociétés au Christ, Roi de l’univers :

R/ Dans ton Royaume, souviens-toi de nous Seigneur, souviens-toi de nous.
« J’avais faim et vous m’avez donné à manger j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;» (silence), Seigneur Jésus-Christ, Roi pauvre parmi les pauvres, garde l’Église de toute forme de mondanité et guide la sans cesse sur le chemin de la Charité ! Seigneur, nous t’en prions. R/
« J’étais malade, et vous m’avez visité » (silence), Seigneur Jésus-Christ, Roi humble et persécuté, donne à tous les chrétiens d’ouvrir leur cœur à la souffrance de leurs frères les hommes. Seigneur, nous t’en prions ! R/
« J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli » (silence), Seigneur Jésus-Christ, Roi miséricordieux, donne à tes fidèles de prendre soin de ceux qui sont déracinés et qui ont fui leur pays à cause de la pauvreté ou de la guerre. Seigneur, nous t’en prions ! R/
« J’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! » (Silence), Seigneur Jésus-Christ, Prince de la Paix, aide chaque homme à choisir toujours le langage du cœur et de la miséricorde, aide chacun à regarder tout homme avec bienveillance quoi qu’il ait fait dans sa vie. Délivre notre monde de la violence et de la haine : Seigneur, nous t’en prions ! R/

Dieu notre Père, fais de nous, qui sommes tes enfants sur terre, les témoins de ton amour et de ta Vérité. Par Jésus, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

Notre Père

Unis dans le même Esprit Saint, pleins de confiance,
nous nous tournons vers Dieu notre Père et nous lui disons :

Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal. Amen.

Seigneur, Jésus, nous t'en prions,
fais venir ton règne au milieu de nous.
Que vienne bientôt le jour
où tout sera soumis à ton amour.

À toi notre louange
pour les siècles des siècles. Amen.

 

Chant à Marie

R/ Regarde l’étoile, invoque Marie,
si tu la suis, tu ne crains rien !
Regarde l’étoile, invoque Marie,
elle te conduit sur le chemin !

1. Si le vent des tentations s’élève,
si tu heurtes le rocher des épreuves
Si les flots de l’ambition t’entraînent,
Si l’orage des passions se déchaîne

2. Dans l’angoisse et les périls, le doute,
quand la nuit du désespoir te recouvre,
Si devant la gravité de tes fautes
La pensée du jugement te tourmente :

3. Si ton âme est envahie de colère,
jalousie et trahison te submergent.
Si ton cœur est englouti dans le gouffre,
emporté par les courants de tristesse.

4. Elle se lève sur la mer, elle éclaire,
son éclat et ses rayons illuminent.
Sa lumière resplendit sur la terre,
dans les cieux et jusqu’au fond des abîmes.

Coda :
Si tu la suis, tu ne dévies pas,
si tu la pries, tu ne faiblis pas.
Tu ne crains rien, elle est avec toi,
et jusqu'au port, elle te guidera.

Au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit

« Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu  (Mt 25, 14-30)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « C’est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.’ Son maître lui déclara : ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.’

Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.’ Son maître lui répliqua : ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !’ »

15 novembre 2020 – 33ème dimanche du Temps ordinaire

Commentaire d’évangile 

Voilà un passage d’évangile qui est bien connu. Combien de fois Jésus invite à porter du fruit ? Je me souviens de ce passage où Jésus, marchant avec ses apôtres, trouve sur le bord du chemin un figuier qui ne porte pas de fruits - mais ce n’est pas la saison des fruits - et Jésus va maudire ce figuier qui ne porte pas de fruits. Et le lendemain, lorsque les apôtres passent avec Jésus, ils voient ce figuier desséché. Ils disent à Jésus : « Regarde, Seigneur, le figuier que tu as maudit est desséché ». Cet événement dans la vie des apôtres les a certainement fait réfléchir. Ils se sont dit : « Ce figuier ne porte pas de fruits, ce n’est pas la saison des fruits, et Jésus le maudit. Alors nous, si nous ne portons pas de fruits, que nous arrivera-t-il ? »
Il faut donc que notre vie porte du fruit. C'est-à-dire que nos belles paroles, nos belles intentions,  ne suffisent pas. Il nous faut poser des actes. Qu’est ce que porter des fruits ? Et bien, c’est poser des actes d’amour, favoriser la paix, la vérité, l’entente, la communion, le respect des autres, l’entraide. Mais, me direz-vous, pendant le confinement ce n’est pas facile puisqu’on n’a pas le droit d’aller voir des personnes seules, les voisins, etc. Il est vrai. Mais déjà, au sein de notre famille, nous pouvons avoir ce souci de porter du fruit, de grandir dans cette patience mutuelle, dans ce respect, dans cette joie, de savoir apporter par notre manière de plaisanter, de dégonfler un petit peu les conflits qui peuvent naître dans nos familles. Mais aussi, mais aussi, nous devons avoir le souci de ceux qui sont un peu plus loin, nos voisins, les personnes qui sont seules, les personnes qui sont malades ou âgées. Nous pouvons leur téléphoner. Nous pouvons les appeler. Prendre de leurs nouvelles et leur apporter ainsi un peu de joie, un petit rayon de soleil dans ce monde, en cette période, qui est bien triste.
Je vous souhaite de passer un bon dimanche et de porter de nombreux fruits tout au long de ce temps de confinement.

† Père Christian Snell

Intentions de prière
  1. Nous te prions Seigneur, pour ton Eglise. Donne au Pape François, à nos évêques et à nos prêtres de porter beaucoup de fruits en annonçant ta Bonne Nouvelle et en la mettant en pratique.
    R/ Ecoute nos prières, Seigneur, en ce jour !
  2. Nous te prions Seigneur, pour tous ceux qui sont touchés par la Covid, malades,mourants et leurs familles. Nous te prions aussi pour tous ceux qui subissent les conséquences du confinement. Au cœur de leurs épreuves, manifeste-leur ta présence.
    R/ Ecoute nos prières, Seigneur, en ce jour !
  3. Nous te prions Seigneur, pour nous mêmes, que nous puissions porter des fruits de patience, de joie et de paix avec nos proches et que nous puissions avoir le souci de ceux qui nous entourent,  proches ou lointains.
    R/ Ecoute nos prières, Seigneur, en ce jour !
    Intentions de prière personnelles.
Notre Père

qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite,
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés
et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du mal.
Amen.

Accorde-nous, Seigneur,
de trouver notre joie dans notre fidélité :
car c'est un bonheur durable
et profond de servir constamment
le créateur de tout bien.

 

Chant à Marie
Je te salue Marie comblée de grâce,
Le Seigneur est avec toi,
Tu es bénie Marie entre toutes les femmes,
Et Jésus, le fruit de tes entrailles est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Oh prie pour nous, pauvres pécheurs,
Dès maintenant
et jusqu'à l'heure de notre mort.
AMEN.
 .....
(Ave Maria - Glorious)