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BROSSAINC
En 1790 Saint-Jacques-de-Broussenc était une communauté composée de deux communes: Saint-Jacques-d'Atticieux et Brossainc Brossainc fait partie des communes du nord de l'Ardèche qui sont empreintes de l'histoire du Forez et du Pilat : une vie rude dans une contrée sauvage, marquée par l'élevage du vers à soie et l'industrie du moulinage. Le nom de Brossainc viendrait d'un mot patois qui voulait dire "Broussailles", laissant supposer que le village et les terres alentours ont été gagnés par la lande, à une certaine époque.
Le patrimoine bâti de la commune est simple. Son originalité repose sur la structure caractéristique de l'habitat dispersé du vivarais ardéchois : quelques maisons constituent le bourg principal et plusieurs ravissants hameaux pittoresques s'en éloignent de plusieurs kilomètres. Le hameau dit du "Châtaignier" bénéficie d'un site panoramique particulier avec une statue de la Vierge sur un promontoire belvédère. Ce hameau a gardé aussi les restes d'un fait historique important : les anciennes mines de plomb du début du vingtième siècle.
La commune de Brossainc, à 450 m d'altitude, offre une vue grandiose sur les sommets du département de la Loire. Elle est située à seulement cinq kilomètres des pentes nord-est du massif du Pilat et à une vingtaine de kilomètres des bords du Rhône. Brossainc jouit donc de l'influence du climat méditerranéen de la vallée du Rhône tout en bénéficiant de la qualité des sous-bois caractéristiques des contreforts du Mont-Pilat avec le crêt de l'Oeillon (1384 m). Les vues splendides sur le crêt de l'Oeillon et la vallée du Rhône de Condrieu à Andance sont accessibles depuis de nombreux points de vue accessibles par des ravissants chemins de randonnée. Une vue panoramique qui nous permet de découvrir sept départements.
Entre les beautés de la Loire et celles des rives rhodaniennes, Brossainc vous fera profiter de tous les atouts du tourisme vert : le calme, un climat agréable et un patrimoine naturel exceptionnel puisque l'on est seulement à cinq kilomètres du parc naturel régional du Pilat.
Des sentiers balisés permettent l'accès aux randonneurs pédestres, équestres et VTT (location de VTT possible dans le village de Brossainc). Un sentier serpentant à travers la forêt, vous permettra d'admirer au passage, une croix du dixseptième siècle, et vous conduira à la ferme de Fontusat (domaine privé).
Brossainc en 1930
A gauche, Brossainc et à droite le hameau deRevoux
La Vierge au temps des Missions en 1954
Mission 1954
L'école privée en 1954
A ne pas manquer : l'église ancienne, l'église Saint-Abdon, les maisons du dix-septième et dix-huitième siècle, les ruelles du village.
Jusqu'en 1697 les paroissiens de Brossainc devaient se rendre à Saint Appolinard pour les offices religieux ; n'ayant pas d'Eglise sur la commune. Devant les difficultés pour se rendre à pied par le Pontain ; ils furent alors autorisés par Montseigneur l'Archévêque du Comté de Vienne a construire une Eglise. L'Abbé Falcon curé desservant la paroisse depuis 1834 en fut le fondateur ; il fit exécuter les plans pour agrandir celle ci ; cet agrandissement eut lieu en 1852 et bénie par Mrg Guibert Evêque de Viviers en présence du père Dubert, grand vicaire ; du Père Girard, curé de St Jacques d'Atticieux et du vicaire de St Appolinard. Une première rénovation en 1956 sous l'égide de l'Abbé Poinard. Dernièrement en 2003, avec l'aide du Père Gilbert de l'Abbaye de Champagne, la municipalité et les dons des habitants prirent en charge les travaux à l'Eglise qui se para de couleurs ; la voûte bleue ciel ; les arcades mises en valeur de même que le chemin de croix. De nouveaux bancs ont été financés grâce à la vente de l'ancienne école privée.
La Vierge aujourd'hui
Hameau de Mantelin et au fond la Loire
Abdon et Sennen souffrirent le martyre sous l’empereur Dèce, qui, après avoir soumis la Babylonie avec d'autres provinces, et y avoir trouvé des chrétiens,les emmena avec lui à la ville de Cordoue où' il les fit mourir par différents supplices. Deux vice-rois, Abdon et Sennen, prirent leurs corps et les ensevelirent. On les accusa de cette action auprès de Dèce qui les fit comparaître devant lui. On les chargea de chaînes et on les conduisit à Rome, où ils comparurent devant l’empereur et devant le Sénat; on leur dit qu'ils avaient ou à sacrifier et qu'alors ils rentreraient libres dans leurs états, ou à se voir condamnés à être la pâture des bêtes féroces. Ils ne manifestèrent que du mépris pour les idoles sur lesquelles ils crachèrent; après quoi ils furent traînés à l’amphithéâtre où on lâcha sur eux deux lions et quatre ours, qui, loin de toucher ces saints, en furent même les gardiens. On les fit donc mourir par le glaive, après quoi on leur lia les pieds et on les traîna jusqu'à l’idole du soleil devant laquelle on les jeta. Au bout de trois jours, le sous-diacre Quirinus vint les recueillir et les ensevelit dans sa maison. Ils souffrirent vers l’an du Seigneur 253. Du temps de Constantin, ces martyrs révélèrent oit étaient leurs corps que les chrétiens transférèrent dans le cimetière de Pontien. Par leur mérite Dieu y accorde de nombreux bienfaits au peuple.